Un an après la Statio Orbis

Pape François

Place Saint-Pierre – 27 mars 2021

 

Le 27 mars marquera le premier anniversaire de la Statio Orbis présidée par le pape François sur le parvis de la basilique Saint-Pierre. 

Que s’est-il passé le 27 mars sur la place Saint-Pierre ? Une chose simple et grande s’est produite. Un moment de prière extraordinaire a uni le monde. Les images étaient puissantes, dramatiques. Beaucoup se sont interrogés sur ce qu’ils ont vu. Mais l’important était invisible pour les yeux…D’où vient le besoin de prier ? Où est l’extraordinaire du 27 mars ? Dans la liturgie ? Dans sa couverture télévisée ? Ou dans la vérité qu’elle représentait ? Pendant des semaines, il semblait qu’une nuit était tombée sans perspective d’aube. Pendant des semaines, le monde a regardé Rome, le Pape, pour trouver dans ses paroles une réponse qui ne soit pas seulement le décompte des victimes… La vérité est que le 27 mars a été un moment mystérieux et puissant de kairos autour d’une simple prière. … C’est précisément en cela que réside le caractère extraordinaire du 27 mars. Sa capacité à communiquer vient de la vérité. Le Pape était seul comme chacun d’entre nous. Tout seul devant Dieu. Tous unis devant Dieu. Tout est fragile et entre ses mains… La parole a toujours besoin de silence. Et le silence n’est éloquent que lorsqu’il fait écho à la parole. Tel était le cas le 27 mars. Ce silence, comme l’a dit le Pape, nous a demandé : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Ce silence était un appel à la foi. Un appel urgent : “Convertissez-vous”, “revenez à moi de tout votre cœur” (Joël 2,12). Ce silence nous a appelés à “saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix“. Dans ce silence retentissaient les paroles de François : « Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais de notre jugement : le temps de choisir ce qui compte et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le moment de rediriger le cours de la vie vers Toi, Seigneur, et vers les autres ». (Extrait de l’introduction P. Ruffini)

La célébration du 27 mars restera dans la mémoire de tous ces hommes et femmes qui, enfermés, effrayés et perdus dans la tempête inattendue de la pandémie de Covid-19, ont regardé sur leurs écrans le Pape François se tenir au cœur de l’Église. En respirant difficilement, il est monté sur le parvis et nous a appelés à nous réveiller. Il a fait résonner les paroles de Jésus dans presque tous les coins de l’univers : «Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ?» Il nous a rappelé que nous étions en train de sombrer tout seuls et nous a invités à abandonner nos peurs en Jésus, à gagner en sérénité en Lui au milieu de la tempête. Puis il nous a tous confiés au Seigneur, par l’intercession de Marie, Salut de Son Peuple. Il a imploré Dieu en silence, au pied de la croix du Christ, et nous a bénis avec le Saint Sacrement… Le récit de l’événement tisse donc une toile entre le Dieu miséricordieux qui est toujours présent dans l’histoire de l’humanité, et son Église qui, dans la peur, le supplie parce qu’elle a besoin d’être encouragée à revenir à la foi et à la confiance… Avec Jésus à bord du bateau de l’Histoire, on ne fait pas naufrage. Ainsi, tout comme Jésus s’est réveillé pour raviver la foi des disciples, le Saint-Père est monté au Temple pour raviver la foi du monde contemporain.… La Statio Orbis doit être le point de départ pour créer une chose nouvelle, pour un changement radical de culture. Ainsi, de la méditation de cette liturgie découle un enseignement pontifical riche en analyse de la réalité et des causes pour lesquelles l’homme a contribué à la manifestation de cette crise. Si la pandémie a montré la faiblesse de notre culture, il est nécessaire que nous tirions les leçons de cette crise pour en sortir différents, car d’une crise nous ne sortons jamais les mêmes : soit nous en sortons meilleurs, soit nous en sortons pires, mais jamais les mêmes. (extrait de la Conclusion L. Ruiz)

Afin de mieux se souvenir, pour pouvoir prier, pour pouvoir penser et pour rendre cet événement historique accessible au Peuple de Dieu qui, ce jour-là, avec le cœur et la prière, était présent sur la Place Saint-Pierre et a participé à travers les moyens de communication disponibles, l’idée est née de rassembler le matériel d’archives (photos, textes et vidéos) pour le présenter dans un livre, afin d’offrir au lecteur l’occasion d’une pause, de repenser à sa propre vie et de repartir renouvelé, avec un regard nouveau sur ses frères et sœurs et sur le monde.

Le pape montre comment un croyant fait face aux difficultés et aux moments sombres. Il montre comment on s’ouvre à Dieu quand Il semble absent. François prie pour tous et avec tous. Il est, plus que jamais, le “pont”, le “pontife” avec le Mystère de Dieu qui se tait.

À travers ce livre, le Dicastère veut en confier à l’histoire les images et les paroles, pour illuminer le chemin qui viendra, conscients que nous ne pouvons pas taire ce que nous avons vu et entendu, pour qu’ils puissent rester gravés dans les mémoires et continuer à être racontés (cfr. Message pour la 54e Journée Mondiale des Communications Sociales).

Le volume se compose de deux parties, distinctes mais étroitement liées : la prière et l’enseignement. Par la prière, le monde s’est arrêté avec le Saint-Père pour prier et implorer la Miséricorde. Dans sa prière, le Pape a exhorté, comme le fit Jésus avec ses disciples, à garder la foi, parce qu’avec Lui sur la barque, on ne peut pas faire naufrage. Par l’enseignement, nous avons été invités à un examen de conscience sincère, pour comprendre ce qui est vraiment essentiel, pour analyser la manière dont nous agissons, dans les grandes et les petites circonstances, pour comprendre où nous nous sommes perdus, et comment retrouver la route.

Le code qui se trouve à la fin du livre (QRcode) permet d’accéder à la visualisation de la vidéo de ce soir-là, et aussi de continuer à suivre l’enseignement pontifical ultérieur à l’édition de ce livre.

Le livre a été réalisé par la LEV en coédition avec Bayard et il est en train d’être diffusé dans le monde entier : en particulier dans les pays francophones et germanophones ; d’autres partenaires ont également été impliqués pour couvrir d’autres langues et pays : Piemme pour l’édition italienne, OSV pour l’édition anglaise, Encuentro pour celle espagnole, Leya-D.Quixiote pour le portugais, Novalis pour le Québec, La Oficina del Libro pour l’Argentine, Edições CNBB pour le Brésil, CELAM pour l’Amérique latine et les Caraïbes. D’autres éditeurs seront contactés dans les mois à venir afin que la diffusion de l’ouvrage se poursuive dans le monde entier.

Avec la publication de ce livre, nous voulons contribuer à se souvenir et à revivre l’événement mais, surtout, à vivre dans la foi en Jésus pour faire de cette crise une opportunité de croissance et de changement, en restant confiants en la présence du Seigneur avec nous, y compris durant la tempête, Lui qui nous dit: “Pourquoi avez-vous peur? N’avez-vous pas encore la foi ?”.

 

Dicastero per la Comunicazione